L’incontinence urinaire (IU) se définit par des pertes involontaires d’urines. Considérée comme un problème de santé publique, elle touche environ 6% des femmes de 25 ans, pour atteindre près de 50% des femmes de 55 ans.

L’incontinence masculine, plus rare et plus tardive, est quant à elle souvent consécutive à une opération de la prostate. Si les femmes âgées de 65 ans sont davantage touchées que les hommes, cet écart tend néanmoins à se réduire avec l’âge. Encore taboue dans notre société, y compris dans le cadre d’une consultation médicale, l’incontinence urinaire est donc probablement sous-évaluée. Elle a pourtant des répercussions importantes sur le plan personnel -hygiène,inconfort, estime de soi- et son impact social est non négligeable.

Les facteurs de risque de l’incontinence

L’hospitalisation et le placement en institution seraient également identifiés -chez les hommes comme chez les femmes- comme des facteurs de risque de l’incontinence. Sa prévalence chez les patients de plus de 75 ans en hôpital ou en établissement médico-social avoisine les 70%, pour concerner presque 90% des patients âgés atteints de démences. En effet, les comorbidités associées à la vieillesse -et notamment la maladie d’Alzheimer- augmentent elles aussi le risque de devenir incontinent. Chez le sujet âgé, ces fuites urinaires incontrôlées sont responsables de chutes et d’escarres et doivent trouver des réponses adaptées afin d’en limiter les conséquences.

La prise en charge

La prise en charge de l’incontinence des patients âgés est compliquée par la survenue des démences qui complexifient leur quotidien et celui des soignants. Des protections de qualité sont nécessaires, cependant elles demeurent inefficaces lorsque les patients les enlèvent pendant la nuit. Des grenouillères médicalisées pour adultes peuvent être une solution efficace permettant d’éviter l’arrachement nocturne des protections. Ces vêtements amples, munis de fermetures inaccessibles à celui qui les porte, facilitent le travail des soignants en leur permettant de changer les protections sans difficulté. Conçus pour assurer un confort maximum aux patients, certains modèles proposent par exemple des fermetures légèrement décalées dans le dos afin d’éviter toute pression sur la colonne vertébrale des patients alités. Le bien-être des patients dépend aussi des équipements qui leur sont proposés, a fortiori pour des sujets âgés et particulièrement vulnérables.